Les normes de sécurité incendie pour les ERP évoluent en 2025 avec des exigences renforcées visant à mieux protéger le public et faciliter l’intervention des secours. La classification des établissements, selon leur activité et la capacité d’accueil, détermine les règles applicables. Les matériaux utilisés doivent résister au feu, avec une compartimentation adaptée pour limiter la propagation de fumée et flammes. Les voies d’évacuation sont dimensionnées en fonction du nombre de personnes, équipées de signalisation claire et d’espaces sécurisés si nécessaire. Les systèmes de détection et alarmes s’adaptent aux risques spécifiques, tandis que le personnel doit être formé régulièrement. La maintenance rigoureuse des équipements est aussi obligatoire pour garantir la conformité sur le long terme.

Règles générales et objectifs des normes incendie ERP
Les normes de sécurité incendie applicables aux Établissements Recevant du Public (ERP) reposent sur un principe fondamental : garantir la protection des personnes en cas d’incendie grâce à des mesures adaptées, rigoureusement définies et appliquées. Leur objectif premier est d’assurer une évacuation rapide et ordonnée ou, lorsque cela n’est pas possible, un refuge sécurisé, afin de limiter les risques pour les occupants. Pour cela, la réglementation impose notamment une construction pensée pour contenir le feu et la fumée, grâce à une compartimentation efficace des espaces, ce qui ralentit la propagation et facilite l’intervention des secours. Ces règles varient en fonction de la classification des ERP, qui prend en compte le type d’activité et la capacité d’accueil, afin d’ajuster précisément les obligations de sécurité. Depuis la dernière mise à jour majeure de 2025, encadrée par l’arrêté du 1er avril, ces exigences ont été renforcées pour mieux répondre aux évolutions techniques et améliorer la prévention. Cette réglementation couvre plusieurs volets complémentaires : la prévention des incendies, la protection passive (matériaux, compartiments coupe-feu), la protection active (détecteurs, alarmes, désenfumage) ainsi que l’organisation humaine et la formation du personnel. Ces prescriptions s’appliquent dès la conception et la construction des ERP, mais également tout au long de leur exploitation, avec des contrôles réguliers visant à assurer le maintien continu des normes. Par exemple, la présence d’issues de secours dimensionnées selon la fréquentation, l’éclairage de sécurité ou encore les consignes visibles sont autant d’éléments indispensables pour respecter ces règles. Enfin, la réglementation facilite aussi le travail des services de secours, en garantissant un accès et une communication adaptés, ce qui est crucial lors d’une intervention d’urgence. En somme, ces règles générales structurent un cadre complet et évolutif, essentiel pour protéger efficacement les personnes dans les ERP.
Classification des ERP selon l’activité et la capacité

Les Établissements Recevant du Public (ERP) sont classés en fonction de leur activité principale, ce qui permet d’adapter précisément les règles de sécurité incendie à chaque type d’usage. Par exemple, le type L correspond aux salles d’auditions, de conférences, ou de spectacles, tandis que le type M regroupe les magasins et centres commerciaux. Cette classification par types est associée à un code spécifique, facilitant la reconnaissance des obligations applicables.
Au-delà du type, la capacité d’accueil joue un rôle clé dans la détermination de la catégorie de l’ERP, qui va de 1 à 5. La catégorie 1 concerne les établissements pouvant accueillir plus de 1500 personnes, tandis que la catégorie 5 regroupe les plus petits ERP, avec une capacité réduite. Cette distinction influence directement les exigences en matière de sécurité incendie, notamment les équipements obligatoires, les moyens d’évacuation, et la rigueur des contrôles.
Les ERP mixtes, combinant plusieurs activités dans un même bâtiment, doivent respecter les prescriptions propres à chaque type présent. Cela implique souvent une complexité accrue dans l’organisation des mesures de sécurité, car chaque activité peut présenter des risques différents.
La classification facilite l’évaluation des risques spécifiques à chaque établissement et permet de définir des dispositifs adaptés, garantissant une meilleure protection des occupants. Elle constitue également la base pour les contrôles réglementaires et la délivrance des autorisations d’ouverture. Il est donc indispensable que les exploitants connaissent précisément la classification de leur ERP pour assurer une conformité complète aux normes de sécurité incendie en vigueur en 2025.
| Type d’ERP | Exemple d’activité | Code Type | Capacité d’accueil | Catégorie | Exigences de sécurité |
|---|---|---|---|---|---|
| Établissements scolaires | Écoles, collèges | Type W | Variable selon taille | 1 à 5 | Règles adaptées à la catégorie et type |
| Commerces | Magasins de détail | Type M | Variable, généralement de petite à moyenne taille | 1 à 5 | Equipements et moyens d’évacuation renforcés selon capacité |
| Salles de spectacle | Théâtres, cinémas | Type L | Variable, souvent grande capacité | 1 à 5 | Normes strictes sur évacuation et détection |
| ERP Mixtes | Bâtiments combinant plusieurs activités | Mixte | Selon composition des activités | Selon catégorie la plus stricte | Application des règles cumulées des types présents |
| Petits établissements | Petites boutiques, bureaux | Type divers | Moins de 300 personnes | Catégorie 5 | Normes allégées adaptées à la taille |
| Grandes capacités | Centres commerciaux, stades | Type divers | Plus de 1500 personnes | Catégorie 1 | Normes très strictes sur sécurité et évacuation |
Matériaux et constructions résistants au feu
Les matériaux utilisés dans les ERP doivent impérativement répondre aux normes Euroclasses, garantissant une réaction au feu contrôlée et une résistance adaptée. La compartimentation joue un rôle clé : murs, planchers et portes coupe-feu doivent offrir une résistance minimale certifiée, souvent EI 1h ou EI 2h, afin d’empêcher la propagation rapide du feu et de la fumée. Les cloisons et portes coupe-feu assurent ainsi un isolement efficace des zones à risque, limitant la propagation et protégeant les voies d’évacuation. Par ailleurs, les façades et ouvertures sont conçues pour faciliter à la fois l’évacuation des occupants et l’accès des secours, sans compromettre la sécurité incendie. Les circulations internes, comme les escaliers et couloirs, sont dimensionnées en fonction de la capacité d’accueil pour garantir une évacuation fluide. Il est aussi essentiel que les matériaux utilisés limitent l’émission de fumées toxiques, contribuant à la sécurité des personnes. Les éléments porteurs doivent conserver leur résistance au moins pendant le temps requis pour permettre l’évacuation et l’intervention des secours. Les constructions intègrent des systèmes de désenfumage efficaces, indispensables pour évacuer la fumée et maintenir des chemins d’évacuation praticables. Enfin, les isolations thermiques et finitions doivent être conformes aux exigences de sécurité incendie, et toute rénovation ou modification doit respecter ces critères pour préserver la sécurité globale de l’établissement.
Organisation des moyens d’évacuation adaptés

L’organisation des moyens d’évacuation dans un ERP repose sur une évaluation rigoureuse de la capacité maximale d’accueil. Le nombre et la largeur des sorties sont dimensionnés pour permettre une évacuation rapide et sécurisée, évitant ainsi les encombrements et les risques de panique. Lorsque l’évacuation immédiate n’est pas possible, des espaces d’attente sécurisés doivent être prévus pour protéger les occupants en attendant une intervention ou une évacuation différée. L’éclairage de sécurité, ainsi que la signalisation directionnelle, doivent être permanents et parfaitement visibles en toutes circonstances, garantissant un guidage clair même en cas de coupure de courant. Les plans d’évacuation affichés à des endroits stratégiques intègrent des consignes spécifiques pour les personnes à mobilité réduite, accompagnées de dispositifs adaptés facilitant leur évacuation. Les voies d’évacuation doivent être maintenues toujours dégagées, sans obstacle ni encombrement, pour assurer un passage fluide. Les escaliers de secours et les issues de secours doivent être conformes aux normes en vigueur, facilement accessibles et équipés de portes s’ouvrant aisément vers l’extérieur afin de ne pas bloquer la sortie en cas d’urgence. Des dispositifs spécifiques, tels que des sièges d’évacuation ou des rampes, sont mis en place pour répondre aux besoins des personnes handicapées. Enfin, la régularité des exercices d’évacuation permet de vérifier la fonctionnalité et l’efficacité des moyens déployés, tout en sensibilisant le personnel et les usagers. Les itinéraires choisis garantissent une sortie rapide vers un lieu sûr, en limitant le temps d’exposition aux risques liés à l’incendie.
Systèmes de détection et d’alarme incendie obligatoires
Tous les ERP doivent impérativement être équipés d’un système de sécurité incendie (SSI) adapté à leur catégorie et à leur niveau de risque. Ce SSI se décline en quatre types, de 1 à 4, en fonction de la taille de l’établissement et de la complexité de son usage. Pour garantir une alerte rapide en cas d’incendie, des déclencheurs manuels sont placés stratégiquement, notamment près des sorties et à chaque niveau, permettant à toute personne de signaler un départ de feu sans délai. Les signaux d’alarme, qu’ils soient sonores ou visuels, doivent être distincts, facilement identifiables et suffisamment puissants pour être perçus par tous, y compris les personnes malentendantes grâce à des dispositifs lumineux spécifiques. La communication avec les services d’urgence est assurée via des moyens dédiés tels que le téléphone fixe ou la radio, assurant une transmission immédiate et fiable des alertes. Par ailleurs, le SSI est intégré à d’autres systèmes de sécurité comme le désenfumage et l’extinction automatique, créant une chaîne de protection cohérente. Pour garantir l’efficacité de ce dispositif, des exercices d’alerte réguliers et des formations du personnel sont obligatoires, renforçant la réactivité en situation d’urgence. Enfin, la réglementation 2025 renforce les exigences en matière de détection précoce des départs de feu et impose une continuité sans faille des communications radio dans toutes les zones du bâtiment, y compris les sous-sols, afin d’assurer une intervention rapide et coordonnée des secours.
Équipements de lutte contre l’incendie et maintenance

Les équipements de lutte contre l’incendie dans les ERP doivent être rigoureusement installés et entretenus afin d’assurer leur efficacité en cas d’urgence. Les extincteurs portatifs, par exemple, sont répartis dans l’établissement selon une densité minimale, souvent un extincteur pour 300 m², ce qui garantit une accessibilité rapide. Les bouches d’incendie et les réseaux d’eau, quant à eux, sont dimensionnés et positionnés en fonction de la taille et de la nature du bâtiment, pour permettre une intervention efficace des secours. Les ascenseurs doivent obligatoirement être équipés de systèmes résistants au feu et conçus pour faciliter les opérations de secours, tandis que les dispositifs de désenfumage jouent un rôle crucial en assurant des voies d’évacuation sans fumée, limitant ainsi les risques d’intoxication et améliorant la visibilité. La maintenance de ces équipements est une obligation légale, devant être réalisée au moins une fois par an. Cette maintenance porte sur le contrôle de leur bon état, de leur accessibilité et de leur conformité aux normes en vigueur. Pour cela, il est fortement recommandé d’établir des contrats de maintenance avec des professionnels agréés, garantissant ainsi la qualité et la traçabilité des interventions. Les installations fixes d’extinction automatique, telles que les sprinklers, doivent être testées et vérifiées selon des procédures normées, afin d’assurer leur fonctionnement optimal. Enfin, les exploitants doivent conserver soigneusement les preuves de maintenance dans le registre de sécurité, un document essentiel lors des inspections. En 2025, les évolutions techniques renforcent encore les exigences autour de la vérification et de la traçabilité, imposant une rigueur accrue dans la gestion et le suivi des opérations de maintenance.
Gestion du personnel et organisation de la sécurité
La gestion du personnel joue un rôle central dans la prévention incendie au sein des ERP. Selon la catégorie de l’établissement, la présence d’un service de sécurité incendie est obligatoire, avec des agents formés spécifiquement à la prévention, aux procédures d’évacuation et à l’utilisation des équipements de lutte contre l’incendie. Ces agents peuvent être des professionnels qualifiés ou des pompiers civils, assurant une surveillance active durant les heures d’ouverture. Un poste de sécurité, relié aux services d’urgence, doit être installé pour coordonner efficacement les interventions en cas d’incident. La formation du personnel ne se limite pas à un apprentissage initial : elle doit être actualisée régulièrement, notamment pour intégrer les évolutions réglementaires et techniques prévues dans la nouvelle réglementation de 2025. Des exercices d’évacuation périodiques sont indispensables pour maintenir la vigilance et la réactivité des équipes. Il est aussi essentiel que le personnel connaisse les consignes spécifiques concernant l’assistance aux personnes à mobilité réduite, afin d’assurer leur évacuation en toute sécurité. Enfin, chaque poste au sein de l’ERP doit avoir des responsabilités clairement définies en matière de sécurité, et les règles de conduite en cas d’incendie doivent être affichées et expliquées pour garantir une organisation fluide et efficace lors d’une situation d’urgence.
Affichage des consignes et tenue du registre de sécurité
Les consignes de sécurité incendie doivent être affichées de façon visible et permanente dans tous les locaux recevant du public. Elles comprennent les numéros d’urgence, les procédures d’évacuation adaptées, ainsi que les consignes spécifiques à l’établissement. Il est essentiel que ces informations soient accessibles à tous, y compris aux personnes en situation de handicap, avec des supports adaptés (pictogrammes, textes lisibles, positionnement à hauteur appropriée). Parallèlement, le registre de sécurité constitue un document fondamental regroupant l’ensemble des informations relatives à la prévention incendie : liste du personnel formé, rapports d’inspection, fiches de maintenance des équipements, et suivi des actions correctives. Ce registre doit être constamment mis à jour et tenu à disposition des autorités compétentes lors des contrôles, notamment lors des visites de la Commission Consultative Départementale de Sécurité. L’exploitant est responsable de sa bonne tenue et de sa conservation, garantissant ainsi la traçabilité des interventions et modifications techniques. Avec les exigences renforcées en 2025, le contenu du registre est précisé afin d’assurer une meilleure transparence et efficacité dans la gestion de la sécurité incendie des ERP.

Contrôles, inspections et responsabilités de l’exploitant
L’exploitant d’un ERP porte la responsabilité principale du respect des normes de sécurité incendie. Il doit s’assurer que toutes les installations sont conformes aux exigences réglementaires, que l’entretien est rigoureux et que les règles d’évacuation sont scrupuleusement appliquées. La Commission Consultative Départementale de Sécurité et d’Accessibilité (CCDSA) intervient à plusieurs moments clés : lors de la construction, avant l’ouverture au public, puis régulièrement en service, généralement tous les 3 à 5 ans. Ces inspections portent sur la conformité technique des équipements, la maintenance des systèmes de sécurité incendie, ainsi que sur la bonne tenue des documents obligatoires, dont le registre de sécurité.
Au cours de ces visites, la CCDSA peut émettre des prescriptions visant à corriger des non-conformités. En cas de manquements graves, elle est en droit d’ordonner la fermeture temporaire de l’établissement. Par ailleurs, des contrôles inopinés peuvent être réalisés par la police ou la gendarmerie durant les heures d’ouverture, pour vérifier en conditions réelles la sécurité des locaux. L’exploitant doit alors être en mesure de justifier la conformité des installations et la formation de son personnel.
Il lui revient de répondre rapidement et précisément aux observations des inspecteurs, en engageant sans délai les travaux nécessaires. Ce suivi rigoureux est d’autant plus crucial que la réglementation 2025 introduit des critères plus précis pour le contrôle et la maintenance des systèmes de sécurité incendie, renforçant ainsi la traçabilité et la fiabilité des interventions.
Au-delà des aspects matériels, l’exploitant doit assurer la formation continue de son personnel, en particulier pour les consignes d’évacuation et l’utilisation des équipements de lutte contre l’incendie. La mise à jour régulière des documents liés à la sécurité, comme le registre de sécurité et les consignes affichées, est également indispensable pour garantir une bonne organisation en cas d’incident.
Enfin, il est important de rappeler que la responsabilité civile et pénale de l’exploitant peut être engagée en cas de négligence grave ou de non-respect des normes, notamment si un sinistre conduit à des blessures ou pertes humaines. La rigueur dans le suivi des contrôles et la réactivité face aux prescriptions sont donc des éléments clés pour assurer la sécurité des occupants et la pérennité de l’établissement.
Modifications techniques et exigences nouvelles en 2025

L’arrêté du 1er avril 2025 introduit plusieurs modifications importantes visant à renforcer la sécurité incendie dans les ERP. Parmi celles-ci, les critères techniques de résistance et de réaction au feu des matériaux sont désormais plus stricts, imposant l’utilisation de produits mieux classés pour limiter la propagation du feu. Les systèmes de chauffage utilisant des combustibles solides, comme le bois ou le charbon, doivent respecter de nouvelles règles de sécurité, notamment concernant leur installation, leur entretien et leur ventilation, afin de prévenir tout risque d’incendie ou d’émission toxique. Par ailleurs, les détecteurs de fumée et les systèmes d’alarme bénéficient de critères de performance renforcés pour garantir une détection plus rapide et fiable, essentielle à la mise en sécurité des occupants. Les dispositifs de désenfumage et de ventilation sont aussi revus : ils doivent maintenant assurer une évacuation plus efficace des fumées, particulièrement dans les zones à forte densité ou les sous-sols, ce qui facilite l’intervention des secours et la protection des personnes. La formation du personnel évolue en conséquence, avec une adaptation des programmes et de l’organisation des services de sécurité pour intégrer ces nouvelles exigences techniques et opérationnelles. Une nouveauté importante concerne la continuité des communications radio pour les secours, qui devient obligatoire dans toutes les zones, y compris les sous-sols souvent difficiles à couvrir, améliorant ainsi la coordination des interventions. Pour les bâtiments à usage mixte, où cohabitent plusieurs types d’activités, des règles spécifiques sont mises en place pour gérer les risques combinés et éviter les situations à risque accru. Enfin, les contrôles de maintenance et de vérification des installations deviennent plus rigoureux et doivent être documentés précisément. Le registre de sécurité doit contenir des informations plus détaillées, assurant une meilleure traçabilité des opérations et facilitant les inspections. Ces évolutions techniques et organisationnelles s’inscrivent dans une volonté claire d’améliorer la sécurité globale des ERP, tout en tenant compte des avancées récentes dans les matériaux, les équipements et les moyens d’intervention.
Accessibilité et sécurité pour les personnes en situation de handicap
L’accessibilité des ERP aux personnes en situation de handicap est une obligation légale inscrite dans la loi du 11 février 2005. Cette loi garantit non seulement l’accès aux établissements mais aussi leur évacuation en cas d’urgence, ce qui implique une adaptation rigoureuse des cheminements extérieurs et intérieurs. Les parcours doivent être exempts d’obstacles, équipés de rampes, d’ascenseurs adaptés et de portes suffisamment larges pour permettre un passage aisé, notamment aux fauteuils roulants. Les issues de secours et voies d’évacuation doivent aussi être conçues pour accueillir ces aides à la mobilité, avec une largeur et un accès pensés pour une évacuation rapide et sécurisée. Lorsque l’évacuation immédiate est impossible, les espaces d’attente sécurisés (EAS) jouent un rôle essentiel en offrant un refuge temporaire adapté, équipé de dispositifs spécifiques pour assurer le confort et la sécurité des personnes concernées. Par ailleurs, les consignes de sécurité doivent contenir des instructions précises pour accompagner les personnes en situation de handicap lors d’une évacuation, soulignant l’importance d’une communication claire et accessible. Le personnel doit recevoir une formation spécifique pour assister efficacement ces personnes, avec des procédures bien définies pour guider et sécuriser leur sortie. La signalisation doit être visible, lisible et adaptée, combinant pictogrammes et contrastes élevés pour faciliter la compréhension, même pour les personnes malvoyantes. De plus, les systèmes d’alarme intègrent désormais des signaux sonores et visuels, tels que des flashs lumineux, afin d’alerter tous les usagers, y compris ceux ayant des déficiences auditives. Enfin, l’aménagement intérieur doit prévoir des espaces suffisamment larges et dégagés pour permettre un déplacement fluide et sécurisé, évitant les encombrements qui pourraient ralentir une évacuation. Il est à noter que des dérogations à certaines exigences d’accessibilité peuvent être accordées, mais uniquement sous conditions strictes liées à la sécurité, à des contraintes économiques ou à la préservation du patrimoine, et toujours après avis de la Commission Consultative Départementale de Sécurité et d’Accessibilité (CCDSA).
Conseils pratiques pour respecter les normes efficacement
Pour garantir le respect des normes de sécurité incendie ERP en 2025, il est essentiel d’intégrer les exigences dès la phase de conception du projet. Cela évite des adaptations coûteuses ultérieures et facilite la prise en compte simultanée des contraintes d’accessibilité. Il est recommandé d’effectuer des visites régulières afin de contrôler l’état des dispositifs de sécurité, comme les extincteurs, alarmes et systèmes de désenfumage, en veillant à leur conformité aux nouvelles exigences. La formation du personnel aux procédures d’évacuation est un levier clé : il faut insister sur l’accompagnement des personnes en situation de handicap, car les plans d’évacuation doivent être visibles, clairs et adaptés à tous. Le registre de sécurité doit être tenu à jour, incluant tous les contrôles, formations et interventions, ce qui facilite les inspections et assure une meilleure traçabilité. Collaborer avec les services de secours pour réaliser des audits permet aussi d’obtenir des conseils concrets et d’anticiper d’éventuels points faibles. Enfin, l’utilisation de matériaux et équipements certifiés coupe-feu, conformes aux critères du nouvel arrêté, garantit une meilleure résistance au feu. Un poste de sécurité accessible, équipé et relié aux services d’urgence, avec un personnel formé présent pendant les heures d’accueil, complète ces bonnes pratiques pour une gestion optimale de la sécurité incendie.
- Intégrer dès la conception du projet les exigences de sécurité incendie et d’accessibilité pour éviter des modifications coûteuses.
- Effectuer des visites régulières pour vérifier le bon état des dispositifs de sécurité et leur conformité aux normes 2025.
- Former le personnel aux procédures d’évacuation, en insistant sur l’accompagnement des personnes handicapées.
- Maintenir à jour le registre de sécurité avec les contrôles, les formations, et les interventions effectuées.
- S’assurer que les plans d’évacuation sont visibles, compréhensibles, et incluent les consignes pour tous types de handicap.
- Collaborer avec les services de secours pour réaliser des audits et obtenir des conseils pratiques.
- Utiliser des matériaux et équipements certifiés coupe-feu et conformes aux nouveaux critères d’arrêts du 1er avril 2025.
- Mettre en place un système de désenfumage efficace et vérifier son fonctionnement régulièrement.
- Veiller à l’entretien et au contrôle périodique des extincteurs, alarmes, éclairages de secours et dispositifs d’alerte.
- Prévoir un poste de sécurité bien équipé, accessible et relié aux services d’urgence, avec un personnel formé et présent lors des heures d’accueil du public.
Questions fréquemment posées
1. Quelles sont les obligations principales pour assurer la sécurité incendie dans un ERP en 2025 ?
En 2025, les établissements recevant du public doivent garantir une évacuation rapide, disposer d’installations de détection et d’alarme conformes et former régulièrement leur personnel à la sécurité incendie. Il faut aussi respecter les normes de résistance au feu des matériaux utilisés.
2. Comment classer un ERP selon les risques d’incendie et l’affluence ?
Les ERP sont classés en catégories allant de 1 à 5 selon le nombre de personnes accueilli et la nature des activités. Cette classification détermine les obligations spécifiques en matière de prévention incendie, telles que les dispositifs de sécurité et les contrôles à réaliser.
3. Quels sont les équipements obligatoires contre l’incendie que doit posséder un ERP ?
Un ERP doit être équipé au minimum d’extincteurs adaptés, d’un système d’alarme sonore, d’un éclairage de sécurité et de moyens d’évacuation bien identifiés et dégagés. Selon la taille et la catégorie, des sprinklers et des détecteurs automatiques peuvent être requis.
4. Quelles sont les étapes clés à suivre pour une mise en conformité incendie d’un ERP ?
Il faut d’abord réaliser un diagnostic complet des risques, puis vérifier les installations existantes. Ensuite, adapter ou ajouter les équipements nécessaires, former le personnel, et enfin effectuer des contrôles réguliers et mises à jour des procédures.
5. Quelles sont les nouveautés importantes dans la réglementation incendie des ERP pour 2025 ?
Pour 2025, la réglementation renforce les exigences sur la compartimentation des bâtiments pour limiter la propagation du feu, impose une mise à jour des systèmes d’alarme avec technologies plus performantes, et accentue la sensibilisation du personnel à travers des formations obligatoires plus fréquentes.
TL;DR Le guide pratique 2025 des normes de sécurité incendie pour les ERP rappelle les règles essentielles : classification des établissements selon activité et capacité, matériaux résistants au feu, organisation des évacuations et systèmes d’alarme obligatoires. Il insiste sur l’entretien des équipements, la formation du personnel, la gestion documentaire et le respect des nouvelles exigences techniques introduites par l’arrêté d’avril 2025. L’attention portée à l’accessibilité et à la sécurité des personnes handicapées est renforcée. Pour rester conforme, il est conseillé d’intégrer la sécurité dès la conception, de maintenir un suivi rigoureux des contrôles et de collaborer avec les services de secours. Ce guide est un outil clé pour assurer la protection des occupants et la conformité réglementaire dans tous les ERP.

